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Terra Incognita, l'esprit humain

Terra Incognita numéro 2
Sommaire du magazine

Vers la connaissance de nous-mêmes (retour à la couverture)
Interview : Julia Migenes
Dossier : Avez-vous vécu avant cette vie ?
  • Article : La redécouverte de l'âme humaine
  • Article : Interview : Ron Hubbard
  • Article : Vies antérieures : le phénomène de l'oubli
  • Article : Remarques sur les vies antérieures
  • Article : Notre au-delà
  • Article : Le concept des vies antérieures à travers l'histoire
  • Article : Quand commence-t-on à vieillir ?
  • Article : La quête de l'immortalité
  • Article : Comment élever notre niveau de conscience
  • Biographie : L. Ron Hubbard
       
         

    Article : La quête de l'immortalité

    L'univers physique se compose de quatre éléments : matière, énergie, espace et temps.

    La physique nucléaire nous apprend que la matière se compose de formes d'énergie telles que les électrons et les protons. L'énergie et la matière existent dans l'espace et dans le temps. Tout cela n'a rien de compliqué. Il suffit de comprendre que l'univers dans lequel nous vivons est composé d'élément simples, agencés et ré-agencés pour créer et se manifester sous quantité de formes.

    Le trottoir en bitume, l'air, les crèmes glacées, les fiches de paye, les chats, les rois et les charbonniers sont fondamentalement composés de matière, d'énergie, d'espace et de temps. Et quand ils sont vivants, ils possèdent un ingrédient supplémentaire : la vie.

    La vie est une énergie d'un genre très particulier obéissant à certaines lois. Elle diffère des formes d'énergie classiques (telle l'électricité). Il n'en reste pas moins que c'est une énergie, une énergie qui a ses propres caractéristiques.

    La vie est capable de rassembler, d'organiser et d'animer la matière et l'énergie dans l'espace et dans le temps. La vie prend de la matière et de l'énergie et fabrique un organisme unicellulaire ou un arbre, un ours polaire ou un homme.

    Puis cet organisme, toujours animé par cette énergie appelée vie, agit à son tour sur la matière et l'énergie dans l'espace et dans le temps et crée de nouveaux objets, de nouvelles formes.

     

    On pourrait dire que la vie est engagée dans la conquête de l'univers physique. La pulsion première de la vie, nous l'avons dit, est la SURVIE ! Pour survivre, la vie doit poursuivre et réussir sa conquête de l'univers physique.

    Lorsque la vie ou une forme de vie interrompt cette conquête, elle cesse de survivre et succombe.

    Nous assistons à un combat de titans: l'énergie de la vie contre la matière, l'énergie, l'espace et le temps. La vie contre l'univers physique.

    C'est une lutte terrible : l'univers physique, chaotique et désorganisé, et uniquement capable de force, résiste à la conquête de la vie qui, elle, organise, persiste et utilise la raison.

    La vie apprend de l'univers physique les lois de la matière, de l'énergie, de l'espace et du temps, puis retourne ces lois contre lui afin d'en poursuivre la conquête.

    L'Homme a passé beaucoup de temps à étudier l'univers physique par l'intermédiaire de sciences telles que la physique et la chimie mais, plus important encore, il s'est penché sur la lutte quotidienne de la vie contre l'univers.

    N'allez pas croire que l'organisme unicellulaire ne connaît pas le mode de fonctionnement de la vie. Il le connaît et nous le montre. Il faut pas mal d'habileté pour transformer quelques composants chimiques et la lumière solaire en entité vivante !

    Le biologiste reste bouche bée devant le parfait esprit d'organisation de ces organismes minuscules. Il contemple ces entités complexes et minutieuses, ces unités de vie microscopiques, et même lui n'arrive pas à croire que tout cela soit dû au hasard.

    Donc, il y a la vie, une énergie vitale différente de l'énergie de l'univers physique. Ensuite nous avons les formes de vie.

    Les formes de vie ou organismes, tels que le corps humain vivant, se composent de vie plus matière, énergie, espace et temps. Un corps mort se compose de matière, d'énergie, d'espace et de temps, moins l'énergie vitale. La vie est là, conçoit l'organisme, puis s'en retire. C'est un phénomène que nous appelons le cycle conception-naissance-croissance-dégénérescence-mort.

    Bien qu'on puisse répondre à la question de savoir où va la vie lorsqu'elle se retire et ce qu'elle fait alors, là n'est pas notre propos immédiat. Ce qui intéresse en premier lieu un organisme vivant, c'est essayer de survivre (la pulsion fondamentale de toute vie) et conquérir l'univers physique afin d'assurer cette survie.

    En bref, la vie doit tout d'abord accumuler suffisamment de matière et d'énergie pour façonner un organisme (le corps humain, par exemple), puis elle doit associer cet organisme à d'autres organismes amis qui coopèrent avec lui (d'autres gens, par exemple) et elle doit continuer à lui fournir de la matière et de l'énergie (nourriture, vêtements, abri) pour qu'il puisse subvenir à ses besoins.



       La vie elle-même ne meurt pas. Seul l’organisme physique meurt. La personnalité proprement dite, malgré les apparences, ne meurt pas.



    De plus, afin de survivre, la vie doit remplir deux autres fonctions d'une importance capitale, bien au-delà du besoin d'avoir amis, nourriture, vêtements et abri.

    La vie doit apporter du plaisir1.

    La vie doit éviter la douleur.

    La vie cherche activement à éviter la douleur. Celle-ci est synonyme de non-survie, de destruction et de mort. La douleur est un signal de non-survie ou de mort potentielle.

    La vie recherche activement le plaisir. On peut définir le plaisir comme l'action de parvenir à la survie. Le plaisir ultime est la survie infinie, ou immortalité, but inatteignable pour l'organisme physique en tant que tel (mais pas pour la vie qui l'anime) et que celui-ci essaye cependant d'atteindre.

    On pourrait donc définir le bonheur comme le fait de surmonter des obstacles pour atteindre un but souhaitable. On constatera, en l'examinant de près, que tout but souhaitable est un but pro-survie. Un excès de douleur empêche l'organisme d'atteindre à la survie.

    Un nombre excessif d'obstacles entre l'organisme et la survie est synonyme de non-survie.

    Ainsi constate-t-on que le mental s'occupe d'imaginer et de mettre en oeuvre des solutions pour éviter la douleur et trouver le plaisir. Voici tout ce que fait le mental :

    Il perçoit, pose et résout des problèmes relatifs à la survie de l'organisme, des générations futures, du groupe, de la vie et de l'univers physique ; puis il transpose les solutions en actions.

    Lorsqu'il résout la majorité des problèmes qu'on lui présente, l'organisme atteint un niveau élevé de survie. Si le mental de l'organisme n'arrive pas à résoudre une majorité de problèmes, l'organisme échoue.

    Le mental est donc étroitement lié à la survie. Et je parle ici du mental dans son ensemble, et pas seulement du cerveau. Le cerveau est une structure. On pourrait considérer le mental comme étant l'être tout entier, mortel et immortel, la personnalité liée à l'organisme et à toutes ses composantes.

    Donc, si votre mental fonctionne bien, s'il résout les problèmes qu'il est censé résoudre et s'il transpose les solutions en actions appropriées, la survie de l'organisme est bien assurée. Si le mental fonctionne mal, la survie de l'organisme est remise en question, est mise en doute.

    Par conséquent, la meilleure garantie de survie pour soi-même, sa famille, les générations futures, son groupe et la vie est un mental en excellent état.

    Le mental cherche à garantir et à entreprendre des actions de survie. Comme il recherche la survie non seulement pour l'organisme (pour soi), mais aussi pour la famille, les enfants, les générations futures et toute vie, il se peut donc qu'il soit émoussé dans un ou plusieurs de ces domaines. Un mental peut se trouver émoussé par rapport à la survie personnelle et être cependant actif pour la survie des générations futures. Il peut se trouver bloqué par rapport aux groupes mais s'occuper activement de l'organisme (de soi). Pour bien fonctionner, le mental ne doit montrer aucun blocage dans quelque domaine que ce soit.

    Pour bien fonctionner, le mental doit se considérer capable de contrôler la matière, l'énergie, l'espace et le temps, en fonction des besoins de l'organisme, de la famille, des générations futures, des groupes et de la vie.

    Le mental doit pouvoir éviter la douleur et découvrir le plaisir, pour soi, les générations futures, la famille, le groupe et la vie elle-même.

    S'il ne parvient pas à éviter la douleur et à découvrir le plaisir, alors l'organisme, la famille, les générations futures, le groupe et la vie n'y parviendront pas non plus.

    Lorsqu'un organisme dans un groupe n'arrive pas à résoudre correctement des problèmes de survie, c'est un échec pour le groupe tout entier. Donc : « Ne cherche pas pour qui sonne le glas, il sonne pour toi ! »

    La vie est un effort fondé sur l'interdépendance et la coopération. Chaque organisme vivant, sans exception, joue un rôle dans la survie des autres organismes.

    Dans le cas d'un être pensant comme l'homme, l'organisme doit être capable d'agir seul pour sa propre survie et celle des autres. Afin d'y parvenir, un mental doit cependant savoir mettre en oeuvre des solutions optimales non seulement pour l'individu, mais également pour tout ce qui est lié à sa survie.

    Aussi le mental d'un organisme doit coopérer avec le mental d'autres organismes pour que tous puissent survivre de façon aussi optimale que possible.

    Lorsque le mental est engourdi et bloqué, il commence à concevoir de mauvaises solutions. Il s'embrouille dans ses buts. Il n'est pas sûr de ce qu'il veut vraiment faire. Et cela va influencer et entraver la survie d'autres organismes. Il peut, par exemple, estimer qu'il doit survivre pour lui-même, que lui seul est important, et négliger ainsi la survie d'autrui. C'est là une action non-survie extrêmement aberrée.

    Le mental qui ne « survit » que pour soi et qui opprime et contrôle avec force d'autres organismes a déjà un pied dans la tombe. C'est un mental qui est tout juste à moitié vivant. Il ne possède même plus la moitié de son potentiel réel. Il perçoit mal l'univers physique. Il ne se rend pas compte que sa survie dépend de sa coopération avec autrui. Il a abandonné sa mission de survie. Ce mental se dirige déjà vers la mort, il est sur le déclin et va en fait entreprendre des actions qui le conduiront tout droit à sa fin.

    La vie, la vie dans son ensemble, se sert de la mort des organismes. Lorsqu'un organisme ne peut plus bien fonctionner, la vie a pour plan de le tuer et de miser sur un nouvel organisme.

    La mort est l'action par laquelle la vie se débarrasse d'un organisme inutilisable et indésirable, afin que de nouveaux organismes puissent naître et prospérer.

    La vie elle-même ne meurt pas. Seul l'organisme physique meurt. La personnalité proprement dite, malgré les apparences, ne meurt pas non plus. La mort n'est donc, en vérité, qu'un concept limité, c'est-à-dire la mort de la partie physique de l'organisme. Il semble que la vie et la personnalité continuent d'exister. La partie physique de l'organisme cesse de fonctionner. C'est cela qu'on appelle la mort.

    Lorsqu'un organisme sombre dans un état de semi-conscience, qu'il ne perçoit pas la moitié de ce qu'il devrait percevoir, qu'il ne fonctionne qu'à moitié, c'est le début de la mort. L'organisme va entreprendre, par la suite, des actions destinées à la précipiter.

    Il le fait « inconsciemment ». Mais aberré comme il l'est, le mental d'un tel organisme va également causer la mort d'autres organismes. Un organisme à demi-conscient est donc une menace pour les autres. Vous avez là la personne prédisposée aux accidents, le fasciste, celui qui cherche à dominer, l'individu égoïste et intéressé. Vous avez là un organisme sur le déclin.

    Lorsqu'un organisme n'est plus qu'au tiers vivant et conscient, il ne perçoit qu'un tiers de ce qu'il pourrait percevoir. La vie précipite de plus belle la mort de cet organisme et de ceux qui l'entourent. Nous avons ici la personne qui se suicide, qui est continuellement malade, qui refuse de manger.

    Les organismes sur le chemin de la mort mettent parfois des années et des années à mourir. Car ils ont quelquefois des élans de survie et encore un léger désir de continuer à vivre. De plus, d'autres organismes les aident à vivre. Ils voguent au gré de l'existence, bien que, personnellement, ils tendent vers la mort  la mort des autres, la leur et celle de l'univers physique environnant.

    La société, qui dans son ensemble tend vers la survie, ne parvient pas à admettre la mort ou l'impulsion de certains organismes à désirer la mort ou refuse de le faire. La société vote des lois contre le meurtre et le suicide. Elle construit des hôpitaux. Elle prend ces gens à sa charge. Et elle fera la sourde oreille devant l'euthanasie.

    Les organismes qui sont tombés au-dessous du point critique vont prendre des mesures extraordinaires pour causer la mort des autres, des choses et la leur. Nous avons ici les Hitlers, les criminels, les névrosés destructifs.

    Donnez une voiture à une telle personne et il se peut que la voiture soit impliquée dans un accident. Donnez-lui de l'argent et l'argent achètera des choses qui nuiront à la survie.

    Mais cessons d'insister sur ce qui est dramatique et d'omettre l'essentiel, comme le font les journaux. L'impulsion et l'action dirigées vers la mort ne deviennent visibles que lorsqu'elles sont spectaculaires.

    Pourtant, c'est sous leurs formes les plus anodines qu'elles se révèlent les plus dangereuses.

    La personne qui est tombée au-dessous du point critique cause continuellement la mort des gens et des choses sur une petite échelle. Une maison sale, des rendez-vous manqués, des vêtements négligés, des commérages sournois, des réflexions malveillantes sur les autres « pour leur bien », toutes ces perturbations provoquent des échecs. Et trop d'échecs mènent à la mort.

    Il ne faut pas croire que ce « point critique » corresponde au milieu de l'existence. Cela veut dire que la personne est à demi-consciente, à demi-vivante et qu'elle ne perçoit et ne raisonne qu'à moitié (ou même moins). Un enfant peut être opprimé et réduit à cet état par ses parents ou par l'école. En fait, les enfants subissent d'ordinaire tant d'échecs dans leur environnement et dans leur lutte pour l'existence qu'ils tombent souvent au-dessous de ce point critique. L'âge n'est pas un critère. La santé physique en est un.

    La condition physique d'un individu permet de déterminer à coup sûr si oui ou non il a dépassé le point critique. La personne chroniquement malade l'a dépassé.

    Donc, si l'on désire une société sans danger, si l'on veut la débarrasser de ses éléments de mort, on doit avoir les moyens soit de détruire les gens qui lui apportent la mort, les Hitlers, les fous, les criminels, soit de sauver ces gens et de restaurer leur pleine conscience.

    La pleine conscience impliquerait qu'on reconnaisse ses responsabilités, sa relation avec autrui, l'attention qu'on doit apporter à soi-même et à la société.

    Comment y parvenir ? Si vous y parveniez, vous pourriez élever la société à des sommets jusqu'ici inaccessibles. Vous pourriez vider les prisons et les asiles d'aliénés. Vous pourriez bâtir un monde trop sain d'esprit pour qu'il songe à la guerre. Vous pourriez guérir des gens qu'il était impossible de guérir jusqu'ici. Et ceux qui n'avaient jamais vraiment connu le bonheur pourraient être heureux. Vous pourriez améliorer la bonne volonté et l'efficacité de tous les hommes ainsi que celles de toute société si vous pouviez rendre à ces gens leur vitalité.

    Pour pouvoir faire cela, il vous faut connaître le processus par lequel la conscience, la vitalité, le désir de vivre s'affaiblissent.

    Extrait du livre Self-Analyse
    de Ron Hubbard

     

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    1. Plaisir : en Dianétique, l’organisme qui tend vers la survie en retire du plaisir par des actions pro-survie et par la poursuite de buts favorables à la survie.

         
       
           
     
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