La cantatrice Julia Migenes étudie la philosophie de L. Ron Hubbard et la Dianétique depuis longtemps. Terra Incognita lui a demandé de nous parler aussi des vies antérieures.
Terra Incognita : Comment en êtes-vous venue à vous intéresser à la Dianétique ?
Julia Migenes : J’ai toujours eu en moi beaucoup de force, mais ça pouvait être destructif. Un jour, un ami m’a dit d’essayer cette méthode qui pourrait m’aider. Je lui ai répondu que je ne voulais pas perdre ma personnalité ni mon talent. Il m’a simplement dit : « Non, tu ne perdras rien de tout cela. Essaie. » Alors j’ai lu le livre La Dianétique et non seulement je n’ai pas perdu mon talent mais j’ai retrouvé l’équilibre. J’ai regagné en intégrité tout en gardant mon individualité. Cette force que j’avais en moi s’est tournée en positif. La Dianétique m’a donné de l’espace pour penser clairement. Depuis ce jour, je dispose de tout mon potentiel d’énergie et de courage, et je mène une vie plus passionnante.
T.I : Quelle est votre opinion à propos des vies antérieures ?
J.M : Pour moi c’est évident, je n’ai pas vécu qu’une seule fois. Comment expliquer que des enfants, au sein d’une même famille, naissent chacun avec des aptitudes complètement différentes. Ils arrivent tous dans cette vie avec un « bagage » différent. Comment expliquer que certains enfants, dès l’âge de sept ans ou plus jeunes, manifestent des dons incroyables. Prenez l’exemple de Mozart…
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T.I : Quand avez-vous pris conscience que vous aviez vécu auparavant ?
J.M : J’ai l’impression que je l’ai toujours su. En ce qui concerne mon goût pour l’opéra, ce n’est pas dans le quartier pauvre de New York où j’ai passé mon enfance que je l’ai acquis.
T.I : Le fait de savoir que l’on ne vit pas qu’une seule vie rend-il plus responsable ou, au contraire, plus désabusé ?
J.M : Plus on est conscient, plus on est responsable. Les gens qui détruisent la forêt amazonienne en disant : « Ce n’est pas grave, même si ça a des conséquences, de toute façon, je ne serai plus là pour les voir », eh bien je peux vous dire qu’ils vont avoir une sacrée surprise quand ils reviendront ! C’est comme ceux qui empoisonnent les océans. Ces gens ne sont pas conscients de l’ampleur de leurs actes et de leur existence future, bien évidemment. Car, s’ils l’étaient, ils ne feraient pas ces choses-là.
T.I : Le fait de savoir qu’il y a des existences futures peut-il soulager la douleur causée par la perte d’un être cher ?
J.M : C’est toujours terrible de perdre quelqu’un de proche. Mais, si on a conscience des existences futures, ça peut nous aider à continuer notre vie. J’ai perdu mon père et ma mère en l’espace de trois semaines. C’était terrible. Mais le fait de savoir qu’ils allaient recommencer une nouvelle existence - peut-être même meilleure - m’a beaucoup aidée.
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T.I : La conscience d’avoir vécu plusieurs fois auparavant change-t-elle la vie en tant qu’artiste ?
J.M : Si on regarde en arrière, vers les vies antérieures, toutes ces personnalités que l’on a incarnées, les objectifs qu’on s’était fixé, c’est comme si on observait l’existence du haut de l’Himalaya. On s’introvertit moins. On ne tombe pas dans la frénésie des critères de réussite sociale ou de « look ». Et on peut aller vers ses buts en restant soi-même.
T.I : Qu’avez-vous retiré des livres de L. Ron Hubbard sur le plan de votre évolution spirituelle ?
J.M : Dans l’art du tir à l’arc, selon la philosophie zen, si on est capable d’être la flèche, on ne peut pas manquer la cible. Et précisément, Ron Hubbard vous fait comprendre comment être la flèche. Je me suis inspirée depuis plus de vingt ans de la sagesse que je retire de ses livres et de ses conférences. Je suis très admirative du travail qu’il a réalisé, aussi bien dans le domaine des sciences que de la philosophie et de la religion. Et puis j’ai connu personnellement Ron Hubbard. Il avait une grande chaleur humaine, beaucoup d’humour et était très attentif aux gens ; il faisait preuve d’une intuition quasi télépathique pour ce qui se passait autour de lui.
T.I : Qu’est-ce que la philosophie de Ron Hubbard vous a apporté en tant
qu’artiste ?
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J.M : D’abord, que l’on n’est pas obligé d’être « cinglé » pour être un grand artiste. Si on pense qu’on doit subir la vie, on est sûrement très malheureux. C’est comme essayer de retenir une avalanche en montagne. Mener une carrière dans ces conditions est assez difficile, car ce n’est pas vous qui « pilotez ». Il est un fait fondamental dans la philosophie développée par Hubbard, c’est que sa vie, on la crée soi-même. Enfer ou paradis, ça dépend beaucoup de nous.
T.I : Vous êtes connue pour dire ce que vous pensez. Quels sont vos combats ?
J.M : Je veux la liberté, pas seulement pour moi, mais pour tout le monde. La plupart des œuvres de charité auxquelles je participe sont en tout cas tournées vers les enfants (orphelinats, hôpitaux, recherche contre le cancer, lutte contre la drogue) car, avec eux, c’est le futur qui est en jeu. Et j’y suis d’autant plus sensible que je suis mère.
T.I : Quelle est d’après-vous la clé d’une vie réussie ? |
J.M : Beaucoup de travail et beaucoup de concentration, vivre en harmonie avec soi-même, prendre le temps de s’écouter, vivre pleinement ses émotions, ses sentiments. Rejeter tout ce qui est confus et être toujours honnête avec soi-même. C’est difficile, mais c’est un choix autant qu’une discipline.
Mais le plus important pour moi, c’est la joie de vivre !
Propos recueillis par Laurent Lesage.
« Cette actrice qui sait chanter, cette chanteuse qui sait jouer », ainsi la décrit le metteur en scène Menahem Golan, ne cesse pas d’impressionner par son énergie et sa vitalité. Non contente d’être une artiste lyrique de tempérament, elle chante aussi bien l’opérette que le rock, danse et joue la comédie. « Je trouve parfois plus rigolo de me trémousser sur une scène de music-hall que de m’épuiser à sortir un contre-ut1 », dit-elle un brin provocatrice.
L’ Europe a découvert Julia Migenes grâce à sa mémorable interprétation de Carmen, de Bizet, mis en scène par Franscesco Rossi.
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Mais c’est dès l’âge de trois ans et demi que cette artiste au tempérament volcanique monte sur les planches, pour jouer, à New York, le rôle du petit garçon, dans Madame Butterfly - Elle est découverte par Léonard Bernstein, alors qu’elle étudie à l’académie Moser pour enfants. A seize ans, elle interprète le rôle de Maria dans la comédie musicale West Side Story, à Broadway.
Puis, elle joue dans Un violon sur le toit avant de partir pour l’Europe où elle interprète les plus grands rôles de l’opéra, notamment à Vienne. S’ensuivent de nombreux shows télévisés, des tournées dans le monde entier, des films dont Carmen, L’Opéra de quat’ sous, de Bertold Brecht, réalisé par Menahem Golan, La Voix humaine, de Cocteau et Poulenc, mise en scène de Peter Medak. Elle enregistre plus d’une douzaine d’albums et reçoit de nombreux prix, dont le Grammy Award, en 1985.
Julia Migenes est mère de deux filles et habite Los Angeles avec son mari, le metteur en scène Peter Medak, réalisateur de Romeo is bleeding, The Krays et de nombreux autres films. |